Si Robin des Bois vivait au Québec

(Ceci est le dernier d’une série d’extraits de mon livre « L’argent des autres » offerts aux lecteurs de ce blogue.)

Je me suis loué le film Robin des Bois. Je ne cours pas les films de superhéros, vraiment pas. Mais celui-là est différent. Pertinent. En fermant la télé je me suis dit : le Québec a besoin d’un Robin des Bois.

Rectifions d’abord la légende. On croit à tort que Robin des Bois prenait aux riches pour donner aux pauvres. Trop simpliste. Robin des Bois défendait la propriété privée. Il se battait pour la liberté pour tous de jouir, en vertu de la loi, du fruit de son travail. Il décochait ses flèches pour permettre aux citoyens – riches et pauvres – de protéger leur terre et leur argent de leur vol par le roi et ses percepteurs d’impôts. Son ennemi, c’était l’État. Celui dépensier et boulimique. Celui qui, lâchement, préfère fouiller plus profond dans les poches du peuple plutôt que de réduire ses trop nombreux fonctionnaires et ses dépenses, souvent somptuaires.

Ça vous rappelle quelque chose?

Pas de doute, le Québec a besoin d’un Robin des Bois. Imaginons un peu ce qu’il ferait s’il vivait parmi nous…

Il irait, au galop, détrousser le « ministère des Subventions » et rapporterait au peuple les milliards que l’État pige dans nos poches pour donner en cadeau aux grandes entreprises. Il ferait même un détour à cheval, région par région, pour nous redonner nos impôts que les administrateurs de programmes comme le « Fonds vert » distribuent scandaleusement à leurs copains.

Robin des Bois et sa bande iraient terroriser les commissaires scolaires en « réunion » sur leur terrain de golf. Ils dévaliseraient les coffres bien remplis des centrales syndicales, plus préoccupées par le bien-être de leurs dirigeants que par celui de leurs membres.

Robin des Bois sèmerait la pagaille au ministère de l’Éducation. Pourchassé par des milliers de bureaucrates, il s’enfuirait à cheval avec un gros sac contenant le budget du ministère, et le rapporterait à ses légitimes propriétaires : les citoyens et les écoles de leur quartier. Nos enfants s’en porteraient mieux.

Et pour vous, milady contribuables désirant qu’on dépense vos impôts de façon responsable, imaginez le beau Russell Crowe décocher une flèche au derrière du premier ministre, pour qu’il se décide enfin à faire le ménage dans l’industrie de la construction et le ministère des Transports. Sexy, vous dites?

Nous avons plus que jamais besoin d’un Robin des Bois. Pas pour attaquer les riches. Pour protéger les pauvres et la classe moyenne contre le détournement de leurs impôts au profit des groupes d’intérêts – gros syndicats, grosses entreprises, etc. – et autres profiteurs du système.

Nous avons besoin d’un Robin des Bois pour freiner les excès des politiciens. Excès qui auront tôt fait d’enchaîner nos enfants à une dette écrasante, tout en étouffant leurs parents avec d’incessants nouveaux impôts et taxes.

Nous avons besoin d’un Robin des Bois pour nous défendre contre notre propre gouvernement.

Que d’évolution depuis le Moyen-Âge…

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L’argent des autres est disponible dans toutes les librairies, Coop d’universités et sur Amazon.ca.

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