Avant-propos de « L’argent des autres »

Comme Amazon.ca vous offre gratuitement de lire l’avant-propos de mon livre, j’ai pensé le recopier ici pour les intéressés:

 

Avant-propos

J’ai eu l’idée de réunir ces chroniques, publiées dans différents médias depuis 2008 jusqu’à aujourd’hui, alors que je faisais le ménage dans mes dossiers. Lorsque je me suis mis à en relire quelques-unes pour le plaisir, une chose m’a frappé : un journal pourrait publier la plupart d’entre elles demain matin et les textes seraient tout aussi pertinents.

Certes, la plupart de mes textes possèdent un élément intemporel. La raison étant que j’ai toujours essayé, dans mes chroniques, d’expliquer un principe économique général à partir d’un événement de l’actualité. Je suis plus un pédagogue qu’un reporter. Mais surtout, ces textes demeurent à propos pour une raison simple : rien n’a fondamentalement changé au Québec depuis que je les ai écrits.

L’État a toujours un problème de dépense, et non de revenus. Année après année, nous continuons de vivre au-dessus de nos moyens. Et lorsque notre carte de crédit collective déborde, on hausse les taxes et les tarifs des contribuables comme par réflexe.

On pige dans le contribuable comme on le faisait dans le jeu de mon enfance : « Opération ». Vous et vos amis deviez aller chercher des petits objets dans les cavités d’un patient avec des petites pinces, tout en évitant de toucher les bords. Sinon, c’était le choc électrique! À chaque budget, nos décideurs se demandent comment mieux fouiller dans le contribuable sans qu’il ne s’en rende trop compte. Pour qu’il puisse rester là, comme un con, pendant qu’on continue de lui sortir tout ce qu’il a dans le ventre.

Dans le but, surtout, de maintenir le train de vie de l’État et de ceux qui s’y collent. Car il est là, le problème. Nous avons érigé un gros État avec une foule de programmes sociaux en nous faisant croire que c’est pour le « bien commun ». La réalité est plutôt qu’aujourd’hui, de plus en plus de gens s’efforcent de vivre aux dépens de ceux qui payent. Chaque groupe de pression défend son « acquis », et le gouvernement semble d’abord préoccupé par le bonheur et le maintien des privilèges de ceux qui travaillent en son sein. Et si, après, il reste un peu d’argent, on verra si on peut donner des services aux citoyens.

Et cela, peu importe le parti au pouvoir. Car même si les coffres se vident et que la dette collective s’accumule, les différents partis rivaliseront en promesses coûteuses la prochaine élection venue. Ce n’est pas pour rien que H.L. Mencken, un illustre écrivain américain, a écrit : « les élections sont une sorte d’enchère d’objets volés, organisée à l’avance ».

C’est malheureusement ce qui arrive quand on se donne le pouvoir de dépenser l’argent des autres.

Mais comme le veut le dicton, vaut mieux en rire qu’en pleurer. Et c’est pourquoi j’ai pris soin d’inclure dans ce recueil des textes teintés d’humour. Mon but est d’abord et avant tout de faire passer un bon moment au lecteur. Cet ouvrage n’a pas la prétention d’être un guide d’éducation économique ni un traité savant. Il s’agit de mon opinion seule. Voyez-le plutôt comme un outil qui aide à voir au travers de la propagande des nombreux groupes organisés. Je préfère toutefois vous avertir : après sa lecture, vous ne lirez plus les journaux de la même façon.

Comme mon but était d’offrir aux lecteurs et lectrices un ouvrage intemporel, certains ajustements de forme ont été apportés aux textes. Par exemple, j’ai supprimé certaines références à l’actualité du moment de parution pour les remplacer par des références plus actuelles, ou par des formules plus générales. Des chiffres et informations ont également été mis à jour, tandis que certains textes ont été fusionnés pour réunir l’ensemble de mes arguments sur un sujet donné, ou pour éviter les répétitions.

Mais le fond de l’argumentaire n’a pas changé, n’en déplaise à mes détracteurs.

 

David Descôteaux

 

Les chapitres se divisent ainsi:

ÉCONOMIE 101 : CE QU’ON VOIT ET CE QU’ON NE VOIT PAS

LES VACHES SACRÉES

ÉTATISME SAUVAGE

CAPITALISME DE COPINAGE

UN GRAND TEST S’EN VIENT

AU CANADA ET AILLEURS

 

Bonne lecture!

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