Dans le top 10 du classement Amazon!

Franchement, ça fait chaud au coeur. Je sais que ça ne durera pas (au moment où vous lisez ceci les livres sont peut-être retombés dans les limbes), mais on le prend quand ça passe.

#4, #5 et #6 respectivement, dans les livres francophones vendus sur Amazon.ca, toutes catégories. Pour des livres auto-publiés, je dirais que c’est pas mal!  Merci à vous tous!

Photo de David Descôteaux.

Les livres de recettes et les biographies déprimantes n’ont qu’à bien se tenir, mes singes, ma poule et mes petits amis arrivent! 😄

Promo de Noël!

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Photo de David Descôteaux.

Photo de David Descôteaux.

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La petite poule rousse, 3eme tome de la série!

Le troisième tome de la série « Économie et finances pour enfants » est terminé! Il est disponible en version Kindle et en version papier sur Amazon.com (il le sera aussi sur amazon.ca d’ici quelques jours).

Ce livre, qui est une version adaptée du conte classique du même nom, porte sur le mérite et les incitations. Une belle – et importante – leçon pour les enfants. l’histoire est un peu plus simple que les deux premiers livres de la série, je dirais donc que le public-cible est de 5 à 9 ans (quoique les plus vieux, et même certains parents, l’apprécieront aussi!)

Cul-de-sac à droite

(Publié le 13 novembre 2011)

 

Dans mes écrits, j’ai souvent le réflexe de défendre les contribuables contre le gaspillage de leurs impôts, et contre le détournement de ceux-ci vers des groupes organisés. En faisant cela, j’ai l’impression naïve de parler à l’ensemble de la population. Mais quand je regarde les statistiques fiscales de plus près… Oh boy! Je réalise que je parle à peu de monde, finalement.

Dépendants de l’État

La moitié des Québécois ne payent aucun impôt, ou très peu (et peu de taxes, si on tient compte des remboursements de TPS/TVQ). L’État gaspille? Bof, c’est pas moi qui paye. Parmi l’autre moitié, plus d’un sur cinq travaille pour l’État (fédéral, provincial ou municipal). Et il y a aussi tous ceux dont le salaire dépend en tout ou en partie des subventions ou du monopole que leur confert le gouvernement.

Si tous ces gens veulent préserver leur emploi ou l’améliorer, ils vont souhaiter que l’État dépense plus, pas moins. Ne généralisons pas, mais une bonne partie va voter pour le politicien qui promet de dépenser plus et de s’endetter davantage. (Soyons honnêtes, on ferait pareil à leur place.)

Pour une bonne partie des électeurs québécois, le message de la droite, ou des « défenseurs des contribuables », passe dans le beurre.

Comment en sommes-nous arrivés là? Le mot magique : endettement. Les politiciens aiment dépenser pour s’acheter des clientèles et des votes. Mais pour dépenser, ils doivent d’abord taxer. Or si l’État taxe trop, les contribuables vont se plaindre, ou n’auront plus d’argent. Comment contourner le problème? En s’endettant. Six ou sept milliards $ par année en moyenne, depuis 40 ans. Celui qui va payer la facture peut difficilement se plaindre — il n’est même pas né! À l’aide de sa carte de crédit, l’État a accroché un nombre croissant de citoyens à ses mamelles.

Comme aime répéter Deric, un lecteur sur mon blogue, la droite n’a aucune chance face à la gauche et son slogan : « recevez maintenant, vos enfants paieront. »

Méchants et Gentils

Dans ce contexte, un parti politique « de droite », qui représente les intérêts d’un État qui dépense moins, et mieux, n’a presque aucune chance au Québec.

Comme si ce n’était pas assez, la droite se fait planter sur le terrain des communications. Pour vendre ses idées, la droite parle au cerveau. La gauche parle au cœur. La droite peut trouver les meilleurs arguments du monde, mais la gauche a de bonnes intentions… C’est tout ce qui compte. Elle veut aider les pauvres. La droite connaît peut-être un meilleur moyen de les aider, ces pauvres. Mais on se méfie de ses intentions (c’est sûrement pour enrichir les riches!) Les méthodes de la gauche ne fonctionnent pas? Pas grave! Elle a de bonnes intentions

Résultat : la gauche gagne tous les concours de popularité. Et ce, même quand les faits ou les chiffres contredisent son discours. Les gens de droite ont pourtant autant de compassion, sinon plus. Mais un gros travail de relations publiques les attend.

Mettez tout ça ensemble, et bonne chance pour réformer le Québec!

Le plus ironique : ces réformes de droite — dégraissage de l’État, réduction de la fonction publique, moins de subventions — vont se produire. Et plus rapidement qu’on pense. Mais elles ne viendront pas de François Legault, ni de l’ADQ. Elles nous seront imposées de l’extérieur. Quand les taux d’intérêt vont se mettre à grimper, et que l’État ne pourra plus emprunter.

Comme en Grèce.

(Extrait de mon livre L’argent des autres, disponible en librairie et sur Amazon.ca.)

MON LIVRE « L’ARGENT DES AUTRES » EST DISPONIBLE EN LIBRAIRIE DEPUIS LE 26 JANVIER, OU ICI: (VERSION PAPIER ET ÉLECTRONIQUE)

L'argent des autres